Valse avec bachir

Valse avec bachir

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Date de sortie : 5 mars 2009

Support : DVD

Genre : Animation

Réalisateur : Ari Folman

Acteur(s) : Sébastien Auger, Sébastien Bardet

Synopsis :

Egalement disponible en Blu Ray

Un soir, dans un bar, un vieil ami raconte au réalisateur, Ari Folman , un rêve récurrent qui vient hanter toutes ses nuits et dans lequel il est poursuivi par 26 chiens féroces. Toutes les nuits, le même nombre de chiens. Les deux hommes en concluent qu’il y a certainement un lien avec leur expérience commune dans l’armée israélienne lors de la première guerre du Liban, au début des années 80. Ari est surpris de n’avoir plus aucun souvenir de cette période. Intrigué, il décide de partir à la rencontre de ses anciens camarades de guerre maintenant éparpillés dans le monde entier. Afin de découvrir la vérité sur cette période et sur lui-même. Au fur et à mesure de ses rencontres, Ari plonge alors dans le mystère et sa mémoire commence à être parasitée par des images de plus en plus surréalistes…

 

Récompenses

Festival de Cannes – Sélection officielle compétitionOscar 2009 – Nomination meilleur film étrangerCésar 2009 – Nomination meilleur film étrangerGolden Globe awards – Meilleur film étrangerBritish independent film awards – Meilleur film étrangerLos Angeles Film Critics Association – Meilleur film d’animationNational Society of Film Critics – Meilleur filmTokyo Filmex – Grand prixEuropean film awards – Meilleur compositeur


Critiques :

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Le massacre de Sabra et Chatila (deux camps de réfugiés palestiniens de Beyrouth-Ouest au Liban) a été perpétré, du 16 au 17 septembre 1982, par la milice chrétienne libanaise dirigée par Elie Hobeika1, 2, dans un secteur sécurisé par l’armée israélienne depuis l’Opération Paix en Galilée. Le nombre de victimes varie suivant les sources entre 700 et 3 5003.

[…]

Contexte

Présence palestinienne au Liban Sud

Des camps de réfugiés palestiniens existent au Liban depuis la fin de la première guerre israélo-arabe en 1949, notamment les deux camps contigus de Sabra et de Chatila dans une banlieue de Beyrouth-Ouest. La population pauvre de ces deux quartiers grossit avec l’arrivée de Palestiniens et de Chiites fuyant les combats au Sud. L’Organisation de Libération de la Palestine s’est implantée au Liban après le massacre de Septembre noir qui a poussé ses dirigeants à quitter la Jordanie. L’OLP utilise le Sud du Liban comme base pour mener des attaques contre Israël qui répond en bombardant des positions de l’OLP au Liban Sud. Les premières attaques palestiniennes contre les phalanges libanaises commencent en avril 1975: l’attentat de Ayin-el-Remmaneh marque le début de la guerre du Liban. Des Palestiniens tentent d’assassiner Pierre Gemayel alors qu’il inaugurait une église dans la banlieue de Beyrouth. Les tensions ne cessent d’augmenter entre musulmans et chrétiens jusqu’à l’assassinat, le 14 septembre, du président élu du Liban, Bachir Gemayel, son fils, lors d’un attentat. Habib Tanious Chartouni, militant pro-palestino-syrien du Parti social nationaliste syrien (PSNS), est accusé de l’assassinat et emprisonné4.

Contexte de la guerre du Liban

De 1975 à 1990, le Liban connaît une guerre civile qui oppose des groupes armés différents alliés à des pays étrangers de la région. Les Chrétiens maronites, d’abord alliés à la Syrie, s’allient ensuite à Israël, qui leur fournit armement et formation pour combattre les factions de l’OLP. Israël soutient également l’Armée du Liban Sud de Saad Haddad depuis 1978. Des massacres ont lieu lors des affrontements de ces groupes, notamment

  • le massacre de Damour le 20 janvier 1976 (750 chrétiens tués par l’OLP),
  • le massacre de Chekka
  • et le premier massacre du Mont-Liban

dirigés par l’OLP contre des populations maronites, tandis que le Massacre de Karantina en janvier 1976 et le Massacre de Tel al-Zaatar en août 1976 sont tous deux dirigés par les Phalangistes contre des camps palestiniens. La guerre civile dans son ensemble a fait 100 000 victimes au Liban5.

Opération Paix en Galilée

La tentative d’assassinat sur l’ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, le 4 juin 1982, fournit un casus belli (bien que la tentative d’assassinat se révélera ultérieurement comme étant organisée par le groupe Abou Nidal "Sabri al Banna") qui transforme les hostilités entre Israël et l’OLP en une guerre à grande échelle. Le 6 juin, Israël envoie 60 000 soldats envahir le Liban. Cet acte est condamné par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Cessez-le-feu

Un cessez-le-feu est obtenu par l’administration américaine après deux mois de siège de la capitale libanaise. Le Plan Habib est proposé le 20 août 1982 par le département d’État américain et un accord est signé à la fin du mois d’août : des forces internationales doivent superviser l’évacuation de la ville par les forces de l’OLP et Israël accepte de ne pas avancer davantage vers Beyrouth tandis que des combats continuent à opposer les belligérants dans la plaine de la Bekaa.

Le 23 août 1982, Bachir Gemayel, soutenu par les Phalangistes, est élu Président du Liban par l’Assemblée nationale. Israël le perçoit comme un contre-poids à l’OLP au Liban.

À la demande américaine, les Palestiniens hâtent leur départ, achevé le 1er septembre. Le surlendemain, Israël enfreint les accords de cessez-le-feu et se déploie autour des camps de réfugiés. Les forces internationales franco-italo-américaines, qui surveillaient le départ de l’OLP et étaient garantes de la sécurité des populations civiles des zones évacuées, se retirent le 11 septembre.

Le lendemain, le ministre de la Défense israélien Ariel Sharon communique l’estimation de l’armée israélienne selon laquelle il resterait 2 000 combattants de l’OLP à Beyrouth. Cette déclaration est contestée par les Palestiniens.

Précipitation des événements

Le Premier ministre israélien Menahem Begin s’entretient avec Bachir Gemayel à Nahariya et propose la signature d’un traité de paix. Gemayel, qui doit composer avec les intérêts de factions rivales au Liban, craignant une guerre civile, choisit de refuser la paix face à la pression des activistes de l’OLP restés dans les camps de Beyrouth.

Le 14 septembre 1982, Bachir Gemayel est assassiné lors d’un attentat à la bombe qui détruit la totalité de ses bureaux. Le soupçon se porte sur Habib Tanious Chartouni, militant pro-palestino-syrien. Les Palestiniens et les dirigeants musulmans nient toute implication6. L’armée israélienne répond à l’assassinat de leur allié en investissant Beyrouth-Ouest dès le lendemain, contrairement à son accord7 avec les Américains qui s’étaient engagés par écrit à protéger les musulmans de l’ouest de la ville. 88 morts et 254 blessés sont dénombrés dans ces affrontements8. Israël justifie ce redéploiement pour maintenir l’ordre et la stabilité après le décès du Président libanais. Toutefois, Ariel Sharon déclarera plusieurs jours plus tard à la Knesset : « Notre entrée dans Beyrouth-Ouest était destinée à détruire l’infrastructure laissée par les terroristes. »

L’armée israélienne réalisa alors le désarmement des milices anti-israéliennes de Beyrouth-Ouest, tandis que les Phalangistes conservaient leur armement.

Chronologie du massacre

Après deux mois de négociations tendues, un accord est finalement conclu entre l’OLP, le Liban et Israël sous garantie américaine. L’OLP s’engage à quitter le Liban en échange de garantie que la sécurité des civils qui s’y trouvent, en particulier les réfugiés des camps, sera assurée. Israël s’engage à ne pas pénétrer dans Beyrouth ouest et protéger les camps, et Arafat reçoit la promesse écrite des Américains que les marines ainsi qu’une force multinationale (800 Français, 500 Italiens et 800 Américains) seront les garants ultimes de l’engagement israélien. Le premier contingent - français - arrive le 21 août et doit assurer l’évacuation et la collecte des armes. Cette force doit rester une trentaine de jours, empêcher tout dérapage et protéger les familles palestiniennes. Le premier septembre, le retrait d’Arafat et de l’OLP est achevé. Mais personne ne respectera sa parole. À commencer par le gouvernement américain. M. Caspar Weinberger, secrétaire à la défense, donnera l’ordre à ses marines de quitter le Liban alors même que les milices chrétiennes prennent position, le 3 septembre, dans le quartier Bir Hassan, en bordure des camps de Sabra et Chatila. Le départ des Américains entraîne automatiquement celui des Français et des Italiens. Le 10 septembre, le dernier soldat est parti de Beyrouth, alors que la force internationale devait rester jusqu’au 21 ou 26 septembre.

Le 14 septembre, Bachir Gemayel, le nouveau président libanais élu par l’assemblée Nationale et soutenu par les Israéliens, est assassiné. M. Ariel Sharon prend ce prétexte pour envahir Beyrouth-Ouest, pour cerner les camps de Sabra et Chatila et encourager les milices libanaises à les nettoyer. Les premières exactions commencent le jeudi soir du 16 septembre. Selon un article dans Le Monde diplomatique (septembre 2002, p. 21), […] les militaires israéliens positionnés à proximité des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila assistent passivement tout au long du vendredi aux massacres commis par des Phalangistes chrétiens qu’ils ont laissés pénétrer dans les camps sur des civils palestiniens. Mais, dans l’après-midi, le commandant en chef de Tsahal, le général Rafael Eitan rencontre les officiers Phalangistes qui l’informent que l’opération dans les camps est achevée et qu’ils quitteront les lieux le lendemain à cinq heures du matin. Au matin du samedi 18 septembre, les Phalangistes sont toujours dans Sabra et Chatila. Le général israélien Yaron exige alors du chef des Phalangistes chrétiens qu’il retire ses hommes. Les Phalangistes obéissent, et les derniers d’entre eux quittent les camps à huit heures du matin. Femmes et enfants ont été rassemblés dans un stade voisin, tandis que les hommes étaient exécutés sur place ou emportés en camion. On découvre alors que les Phalangistes ont tué, outre des combattants palestiniens, des civils en grand nombre. Des employés de la Croix-Rouge et des journalistes arrivent sur place et informent le monde entier. Quand Ariel Sharon et Rafael Eitan annoncent que les tueries ont cessé et que les Phalangistes ont été expulsés des camps, il est trop tard. Il y aurait eu 900 réfugiés palestiniens tués. Les chiffres de morts et de disparus demeurent dans le plus grand flou. Ils varient, selon les estimations, de 500 à 5 000.

À ce jour, une seule enquête officielle a été menée, celle de la commission israélienne dirigée par le juge Itzhak Kahane, président de la Cour suprême, rendue publique en février 1983. Il en ressort que l’organisation chrétienne des Forces libanaises porte seule la responsabilité directe du massacre. Ariel Sharon, alors ministre de la défense, porte une responsabilité indirecte pour n’avoir pas prévu le comportement des Phalangistes libanais. Le rapport parle d’une grave erreur de celui-ci, qui n’a « pris aucune mesure pour surveiller et empêcher les massacres ». Les journaux israéliens ont publié des articles confirmant et amplifiant ces conclusions. […]

Enquêtes sur les faits

La commission Kahane

Suite à ces événements, Israël établit une commission officielle d’enquête dirigée par Yitzhak Kahane, juge à la Cour suprême. Le 7 février 1983, la commission confirme la culpabilité des milices chrétiennes libanaises, et reconnaît Ariel Sharon indirectement responsable9 pour n’avoir pas prévu la tragédie qui résulterait de l’entrée des Phalangistes dans les deux camps palestiniens10.

Pour les mêmes raisons, la commission blâme d’autres responsables israéliens qui auraient dû, selon elle, prévoir les conséquences meurtrières d’une entrée des Phalanges dans les camps palestiniens, et qui de ce fait portent eux aussi une part de « responsabilité indirecte » dans les massacres (la « responsabilité directe » étant, souligne la commission, exclusivement celle des auteurs du crime, c’est-à-dire les membres des Phalanges chrétiennes libanaises). Sont ainsi blâmés par la commission, à des degrés divers, outre le ministre de la défense Ariel Sharon : le premier ministre Menahem Begin, le ministre des affaires étrangères Itzhak Shamir, le commandant en chef de Tsahal Raphaël Eytan, le chef des renseignements militaires Yehoshoua Saguy, le commandant de la région nord Amir Drori, et le général Amos Yaron. La recommandation la plus sévère est celle visant Ariel Sharon, qui doit quitter ses fonctions.

La commission indique que, selon son enquête, d’autres parties pourraient être mises en cause, notamment les dirigeants libanais qui ont refusé (malgré la demande expresse des militaires israéliens) de faire entrer l’armée libanaise dans les camps pour mettre un terme aux massacres, ainsi que l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, Morris Draper, qui a refusé de faire pression en ce sens. Mais, puisqu’il s’agit d’une enquête israélienne, seuls les manquements des Israéliens sont pris en compte dans le rapport de la commission. (Aucune commission n’a été instaurée par ailleurs, dans un cadre libanais ou dans un cadre international, pour établir les responsabilités des acteurs non israéliens dans cette affaire.)

Dans sa conclusion, la commission Kahane évoque l’argument selon lequel « des massacres ont eu lieu auparavant au Liban, avec des victimes beaucoup plus nombreuses qu’à Sabra et Chatila, mais l’opinion publique mondiale ne s’en est pas émue et aucune commission d’enquête n’a été établie ». Elle rejette cet argument, soulignant que l’objectif de son enquête était de préserver « l’intégrité morale d’Israël, et son fonctionnement en tant qu’État démocratique adhérant scrupuleusement aux principes fondamentaux du monde civilisé ». Et elle ajoute : « Nous ne nous berçons pas de l’illusion que les résultats de notre enquête suffiront à convaincre ou à satisfaire les gens nourris de préjugés et les consciences sélectives. Mais notre enquête ne leur était pas destinée. »11 […]

 



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