7h58, ce samedi là
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Date de sortie : 27 mars 2008
Support : DVD
Genre : Policier
Réalisateur : Sidney Lumet
Acteur(s) : Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Marisa Tomei
Synopsis : Ce samedi matin-là, dans la banlieue de New York, tout semble normal dans la vie des Hanson. Alors que Charles, le père, passe un test de conduite, sa femme Nanette ouvre ma bijouterie familiale. Leur fils aîné, Andy, s'inquiète pour le contrôle fiscal qui débute lundi. Et comme d'habitude, Hank, son frère cadet, se noie dans ses problèmes d'argent. Mais à 7h58, ce samedi-là, tout va basculer dans la vie des Hanson.
Critiques : Shystrak aka SebA - Airmole-blog / JMVideoTeam : Loin du mélodrame manichéen, "7h58, ce samedi là" porté par la mise en scène crue et au couteau de Lumet, prend aux tripes jusqu'au final éprouvant. Positif - Christian Viviani 7h58 vient nous rappeler que [Lumet] sait porter haut une modernité profonde, libre des derniers gadgets technologiques et du prêt-à-penser : sa modernité à lui, c'est dans l'intelligence et dans l'affect qu'elle prend racine.
Un film noir de chez noir, comme on en a pas vu beaucoup ces dernières années, une efficacité de mise en scène dont Lumet à le secret. Des acteurs au sommet. Un film que ne laisse pas indemme. Espérons que le réalisateur de 12 hommes en colères nous concoctera encore quelques merveilles avant de prendre sa retraitre...
"Radical et viscéral, un sacré film porté par des acteurs en état de grâce, le final est à couper le souffle…."
SEBASTIEN AUGE

DOUBLE LUMET : « 7h58 » et « LE VERDICT »
En exposant les conséquences désastreuses d’une arnaque à l’assurance montés par deux frères (Ethan Hawke et Philip Seymour Hoffman, en état de grâce) contre leurs propres parents, le scénario est tiré d’un fait divers réel, Sidney Lumet, plein d’une verve toute shakespearienne prouve qu’à 84 ans, il demeure encore l’un des tous meilleurs directeurs d’acteurs qui soit. Remarquablement monté, mesuré dans sa gestion d’un pathos qui aurait pu s’avérer désastreuse, 7h58 force l’admiration par la précision de ses choix narratifs (de la séquence de sexe d’ouverture, « étonnante » au premier abord, découle tout ce qui suivra), la réussite de ses différentes ambiances (le repère du dealer androgyne, le repère du bijoutier escroc octogénaire) et le côté jusqu’au-boutiste de ses partis pris (Lumet est de SERPICO au VERDICT un adepte d’un manichéisme catholique assumé et extrême, la fin terrible et lumineuse le prouve une nouvelle fois). Un régal de petit polar familial, proche dans ses thèmes du WE OWN THE NIGHT de James Gray, sans en égaler toutefois la puissance de la mise en scène. Sidney Lumet l’avoue sans ambages : lorsqu’il commença le tournage du VERDICT avec Paul Newman, il eut rapidement la douloureuse sensation de s’être planté dans le choix de son acteur principal, tant Newman semblait souffrir à trouver le ton juste pour ce personnage d’avocat rongé par l’alcool, vieillissant et désabusé. Le résultat force d’autant plus le respect et range cette confession du réalisateur au rang d’anecdote tant LE VERDICT rejoint immédiatement 12 HOMMES EN COLÈRE et le PRESUME INNOCENT de Pakula au panthéon des meilleurs films de procès de l’histoire du cinéma. Ce qui est incroyable dans ce métrage, au-delà de son brillant scénario signé David Mamet (THE UNTOUCHABLES, rien que ça) c’est la façon dont Lumet pose son cadre et règle le mouvement de ses comédiens à l’intérieur du plan, de façon parfaitement théâtrale, sans jamais nous donner l’impression d’assister à une action figée. Que tous les aspirants metteurs en scène qui pensent qu’une émotion doit forcément être soulignée par un gros plan regardent ce film 100 fois ! Un acteur doit savoir bouffer l’espace qui lui est offert et le film est anthologique à ce niveau là. Une merveille absolue du genre portée par un Paul Newman exceptionnel ! David HOURREGUE
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