Qui a tue mohamed al dura ?
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Date de sortie : 30 septembre 2007
Support : DVD
Genre : Documentaires
Réalisateur : pierre rehov
Acteur(s) : .
Synopsis :
Enquête sur la mort d'un jeune garçon tué en direct lors d'échanges de tirs entre israéliens et palestiniens. L'affaire Al Dura est relancée avec la plainte déposée par France 2 contre l'agence de presse de la MENA, qui accuse la chaîne de s'être prêtée � une manipulation et une mise en scène. Il y a, � ce jour, plusieurs théories sur ce qui s'est passé ce 30 septembre 2000, au carrefour de Netzarim. 1. Selon la MENA, entre autres, il y a eu mise en scène et l'enfant Mohamed al Dura ne serait pas mort. 2. Selon le commentaire de France 2 de l'époque, le père et l'enfant "sont la cible de tirs venus de la position israélienne." Pour les Palestiniens, le monde arabe, et bien d'autres, la culpabilité israélienne ne fait donc aucun doute. 3. Selon beaucoup d'autres, dont des responsables militaires israéliens, l'enfant a été tué au cours d'échanges de tirs - 7 points de tir palestiniens, un point de tir israélien, angle de tir, etc. -, et il est tout � fait improbable qu'il ait été touché par des balles israéliennes. 4. La journaliste allemande Esther Shapira a réalisé une enquête rigoureuse sur cette affaire. Elle apporte un démenti aux accusations de France 2 selon lesquelles l'armée israélienne aurait tué Mohamed Al-Dura il y a 4 ans. Il est essentiel de le voir pour se faire une idée la plus documentée possible sur cette affaire. Le 30 septembre marque l'anniversaire de la mort tragique de Mohamed Al-Dura au carrefour de Netzarim. Une mort filmée en direct par un caméraman palestinien et diffusée, pour le 20 heures, par France 2. La chaîne décida ensuite de faire cadeau de ces terribles images � toutes les télévisions du monde. Elles étaient accompagnées d'un commentaire lapidaire qui accusait les soldats israéliens, retranchés dans un poste assiégé non loin de l� , d'avoir tué cet enfant. Cette terrible scène et son commentaire furent diffusés en boucle dans nombre de pays. Certaines chaînes de télévision arabes y ajoutèrent des images de soldats israéliens visant l'enfant. A peine une manipulation puisque c'est ce qu'affirmait le commentaire diffusé par France 2. La mort de cet enfant contribua au déclenchement de la seconde Intifada avec son cortège de morts et de blessés israéliens et palestiniens. Les conditions de cette mort suscitèrent pourtant des doutes dès le départ et donnèrent lieu � une enquête de Tsahal. Pierre Rehov, � qui l'on doit la série 'Contre-Champs', porta l'affaire devant la justice française, mais fut débouté en un temps record. Il a décidé aujourd'hui de publier, sur DVD, l'enquête menée par la journaliste allemande Esther Shapira sur cette affaire. Son enquête, très fouillée et rigoureuse, a été diffusée en Allemagne, en Belgique et dans d'autres pays. Mais les chaînes françaises ont refusé de le faire. L'UPJF ayant acquis les droits du film, celui-ci a été montré une seule fois - publiquement mais partiellement - lorsqu'il fut projeté devant les bureaux de France 2, � Paris, au cours d'une manifestation dont le but était de réclamer la vérité sur cette affaire. location de films
Affaire Mohammed al-Durah
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Mohammed al-Durah (arabe : Ù
ØÙ
د Ø§ÙØ¯Ø±Ø©, parfois transcrit en al-Dura ou al-Doura ou al-Durrah, avec ou sans tiret) est un enfant arabe palestinien de 12 ans dont les circonstances de la mort dans la Bande de Gaza ont été l’objet d’une affaire médiatique dès le début de la seconde Intifada.
L’affaire commence le 30 septembre 2000, deuxième jour de l’« Intifada Al-Aqsa », lorsque les équipes de France 2 transmettent gratuitement aux télévisions du monde entier un reportage de Talal Abou-Rahma (le vidéaste) et Charles Enderlin (journaliste) présentant la mort d'un enfant dans les bras de son père, annoncé comme abattu par des soldats de Tsahal au cours d’affrontements pendant l'après-midi au carrefour de Netzarim.
Dans un premier temps, ni la mort de l'enfant, ni l'origine israélienne des tirs n'ont été contestées[1] mais depuis une controverse s'est développée qui remet en question les faits relatés par le reportage en s’appuyant sur une étude balistique[réf. nécessaire] pour écarter la responsabilité israélienne de la mort de l’enfant.
Vengeance des Palestiniens [modifier]
La mort de Al Duran diffusée dans les Territoires palestiniens avec la version de la responsabilité israélienne, a provoqué des représailles sanglantes. Deux réservistes de Tsahal ont été ainsi lynchés par une foule en colère le 12 octobre 2000 aux cris de « Vengeance pour le sang de Mohammed Al-Dura! ». De même, sur la vidéo d'exécution de Daniel Pearl, figurent des images de Mohammed Al Dura. Judea Pearl, père de Daniel Pearl, a aussi évoqué la possibilité que ceux qui ont enlevé Ilan Halimi se fussent souvenus de la vidéo montrant Mohammed Al-Dura. Seaman, directeur du bureau de presse du gouvernement, a résumé ainsi les choses : les images diffusées sur l'assassinat présumé de petit Al-Dura par France2 ont enflammé le monde arabe et fait de nombreuses victimes en Israël et dans le monde.[2][3]
La version de France 2, qui fait des soldats israéliens les tueurs présumés de l’enfant, est mise en doute par certains commentateurs, notamment en France (voir chapitre suivant). Certains d’entre eux affirment que Mohamed Al-Durah est mort sous des balles palestiniennes, d’autres qu’il n’a en fait pas été tué. Cette affaire n’a pas fait l’objet de débats en Israël, où des reportages sont revenus sur cette affaire sans mettre en avant la thèse d’une manipulation, et où le gouvernement avait décidé de ne pas attaquer juridiquement un média[4]. L’armée israélienne a admis dans un premier temps sa probable implication dans la mort de l’enfant, avant de soutenir que Mohamed Al-Durah avait tout aussi bien pu être tué par des tirs palestiniens.
Ceux qui soutiennent la thèse d’une manipulation affirment que la position occupée par le père et l’enfant les mettait hors de vue, et donc de tir, des soldats israéliens. Ils soutiennent par ailleurs qu’il s’agit d’une mise en scène, de laquelle Talal Abou-Rahma, le preneur d’images de France 2, est partie prenante. Ils remarquent que la reconstitution des événements est devenue délicate du fait que les structures en place sur le carrefour de Netzarim ont été rapidement rasées par l’armée israélienne[réf. nécessaire]. Ils affirment également que les images diffusées par France 2 n’appuient ni l’idée de la mort de l’enfant, ni une responsabilité israélienne dans cette affaire.
En octobre 2002, certains mouvements juifs tels que l’UPJF ou le mouvement radical sioniste Ligue de Défense Juive ont attribué à Charles Enderlin, le « Prix de la Désinformation »[5], surnommé par certains « Prix Goebbels »[6].
Une pétition pour exiger que France 2 rende public l’ensemble des images a été signée en 2006 par plus de 4 000 personnes dont un sénateur de droite et un député[7]. France 2 affirme que les images sont authentiques, que l’enfant est bien mort et que l’ensemble de la bande filmée le prouve, mais que l’intensité dramatique de la scène d’agonie interdit déontologiquement sa diffusion complète.
Le vendredi 22 octobre 2004, après de nombreuses pressions, France 2 accepte de diffuser en cercle privé la totalité de la cassette. Deux journalistes présents, dont le directeur de l’Express rapportent que la vidéo ne contient pas les scènes insoutenables d’agonie auxquelles il avait été fait allusion. Dans un article paru dans le Figaro, leurs conclusions sont mitigées mais selon eux il n'y a pas eu mise en scène, ce qui tempère les propos de leur première interview radiophonique du 1er février, disponible sur le site www.acmedias.org. Le 18 novembre 2004, suite à l’extension de la polémique, France 2 diffuse toujours en privé des images tournées au même moment par une équipe de Reuters, des images du cadavre de l’enfant à la morgue ainsi que des images récentes du père de l’enfant montrant ses blessures. Elle maintient sa position et annonce également avoir porté plainte contre X pour diffamation[8].
La plupart des instances représentatives juives françaises, comme le CRIF, qui en d’autres occasions ont pris position sur le traitement médiatique du conflit israélo-palestinien en France, ont refusé de prendre part à la polémique sur les images. Ménahem Macina, de UPJF (Union des patrons juifs de France), après une synthèse très complète de l’affaire faite en novembre 2005[9], « estime contreproductive, voire nuisible à la cause juive, en général, et à celle d’Israël, en particulier, la poursuite de ces actions ». Néanmoins, par la suite, il a revu sa position. Quant au CRIF, avec l'élection de Richard Prasquier les lignes ont bougé et aujourd'hui le conseil représentatif de juifs de France demande au chef de l'État français Nicolas Sarkozy l'ouverture d'une commission d'enquête. Richard Prasquier a officiellement présenté cette demande dans une conférence de presse le 2 juillet 2008.
Action judiciaire [modifier]
Le 19 octobre 2006, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné pour diffamation publique le directeur du site Web Media-Ratings[10] qui avait relayé les soupçons de trucage du reportage exprimés par l’agence de presse francophone israélienne Metula News Agency (MENA). Le tribunal a estimé que la contre enquête menée par la MENA se basait « essentiellement sur des extrapolations et des amalgames ». Le tribunal poursuit en affirmant qu’« aucune autorité officielle israélienne […] n’ont jamais accordé le moindre crédit [à la contre enquête du MENA] »[11].
Le 28 novembre 2006, le tribunal correctionnel de Paris a débouté la société France 2 et son correspondant en Israël, Charles Enderlin, de leurs demandes contre Pierre Lurçat poursuivi pour diffamation dans le cadre de l’affaire al-Dura. Il n’a pas examiné au fond les propos incriminés. Il a aussi débouté le prévenu de sa demande de dommages intérêts pour avoir été attrait en justice sans raison.
Il a reproché notamment aux parties civiles de n’avoir pas prouvé que Pierre Lurçat fût le directeur de la publication du site www.liguededefensejuive.com qui a publié un texte appelant à manifester le 2 octobre 2002 pour remettre le Prix de la désinformation à France 2 et à M. Enderlin. Me David Dassa-Le Deist, avocat du prévenu, s’est réjoui de ce jugement qui rappelle les principes fondamentaux du droit pénal garantissant que nous sommes dans une société de liberté. Me Bénédicte Amblard, avocate des parties civiles, s’est indignée de ce jugement. En début d’après-midi, elle n’avait pas encore décidé avec ses clients d’interjeter appel[12].
Le 19 septembre 2007, la Cour d’appel de Paris, examinant la requête du site media-ratings condamné en première instance, a demandé à France 2 de lui présenter l’intégralité des images tournées. La communication de l’intégralité des images tournées étant une demande permanente des opposants à France 2, elle devrait avoir le mérite de clarifier la situation, en faisant définitivement taire les critiques ou en provoquant un scandale de grande ampleur.
Le 3 octobre 2007, la cour d’appel de Paris a confirmé sa demande de se voir communiquer les 27 minutes d’images tournées le 30 septembre 2000 par le caméraman de France 2, Talal Abou Rahma. Cet arrêt a confirmé la décision qui avait été annoncée oralement lors de l’audience du 19 septembre dernier. Les images seront visionnés le 14 novembre prochain.
Le 14 novembre 2007 Charles Enderlin a présenté une version expurgée (moins 9 minutes) des rushes. Il s’est justifié des coupures en affirmant qu’elles n’avaient pas de lien avec cette journée, alors que Richard Landes, présent à l’audience pour authentifier la vidéo, remarque qu’elles cachent des éléments essentiels montrant la manipulation. La vidéo présentée a cependant bien montré que Mohammed Al Dura était vivant après la dernière image publique, à l’opposé de ce qu’affirmait Charles Enderlin[13], dans Télérama notamment.
Le 27 février 2008, l’audience d’appel a eu lieu devant la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris. Un rapport balistique[14], remis à la Cour le 19 février 2008, va dans le sens de la partie appelante.
Le 12 mai 2008, le cabinet d’avocats "Israel Law Center – Shurat ha-Din" (Tel Aviv) a demandé à la Cour Suprême de l’État d’Israël la révocation des accréditations de Charles Enderlin et de Talal Abou Rahma[15].
Le 21 mai 2008, la présidente de la Cour d’Appel de Paris, Madame Laurence Trébucq a relaxé Philippe Karsenty, directeur du site Web Media-Ratings. Selon la Metula News Agency[16], l’audience a duré moins de deux minutes, la décision n’ayant pas été explicitée. Vers la fin du journal de 20h sur France 2, le jour même, David Pujadas a présenté le jugement en affirmant que la Cour d'Appel avait "reconnu la diffamation mais accordé le bénéfice de la bonne foi à l'auteur de ces propos diffamatoires" et annoncé que la chaîne "a décidé de se pourvoir en Cassation". Lors de ce communiqué de 3 secondes, France 2 a réaffirmé qu'al-Durah avait été tué au cours de la scène filmée par France 2 mais pas que les tirs étaient d'origine israélienne, contrairement à son accusation originale. Dans son commentaire du même jour sur le site Pajamas Media[17], Philippe Karsenty présente cette décision comme une victoire de la liberté de penser par soi-même face à la propagande, demande à France 2 de "reconnaître qu'elle a créé et continue de perpétuer la pire diffamation antisémite de notre époque" et affirme qu'il est de la responsabilité du Gouvernement et au final du Président de la République, qui sont les plus hauts dirigeants de France 2, de révéler la vérité. Le texte de l'arrêt, mis en ligne par Richard Landes le 24 mai[18], montre que le tribunal a rejeté "l'exception de vérité" (invoquée par Philippe Karsenty) parce que démontrer que le reportage était faux ne peut suffire à démontrer "le fait d'avoir sciemment diffusé un "faux reportage""[19] et la reconnaissance que Philippe Karsenty a "exercé de bonne foi son droit de libre critique" sans avoir dépassé les limites de la liberté d'expression, considérant que les éléments de l'enquête "constituent une base factuelle suffisante pour que les propos litigieux, souvent proches d'un jugement de valeur, aient pu être tenu par l'auteur de l'article et du communiqué"[20]
Critiques :
Affaire Al-Dura : entre aveux et menaces, France 2 s'enferre. Premier document « 20 MINUTES » POUR CONVAINCRE ! Paris, le 24 novembre 2004 http://www.chez.com/media2000/infosnpca04.htm Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel Second document France2 Arlette Chabot et Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions immédiatement! Media-Rating vendredi 26 novembre 2004 http://m-r.fr/actualite.php?id=64 Rédaction d'Objectif-Info Le commentaire ci-dessous émanant du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel, ainsi que l'analyse de Média Rating, mettent l'accent sur les contradictions de la version de France2 et sur la nature des menaces de poursuite de la seconde chaîne. La responsabilité de cette chaîne est désormais avérée dans la diffusion du faux clip de la mort de Mohamed Al Dura au début de l'Intifada, opération médiatique mondiale aux conséquences immenses . Le commentaire souligne que la plainte de France 2 est déposée contre X alors que la chaîne cite la Ména. Cette dernière, censément la cible de France 2, ne serait donc pas incluse dans la plainte. En un mot, Arlette Chabot ne semble pas être pressée que la justice enquête vraiment sur cette affaire. Par ailleurs elle prétend que l'on ne peut pas dire � 100% d'où provenaient les tirs qui auraient tué Al Dura. Le clip qui affirmait une origine israélienne de ces tirs diffusait donc une affirmation accusatrice, alors qu'il ne s'agissait que d'une hypothèse. C'est l� un grave manquement � toutes les règles et � toutes les Chartes de la profession, qui a eu des conséquences immenses et qui correspondaient pas hasard sans doute � la politique du gourvernement français d'alignement sur les initiatives bellicistes palestiniennes de septembre 2000. L'analyse de Média-Rating met l'accent sur les invraisemblances grossières du clip (absence de sang des victimes, ambulance arrivant en deux seconde, blessés aux comportements inexplicables) et conclut � l'urgence d'une démission d'Arlette Chabot et de Charles Enderlin. Les fait étant têtus, leur responsabilité sera établie un jour, même si il y faudra un certain temps. Elle dépasse, et de loin, la seule authenticité de l'information. « 20 MINUTES » POUR CONVAINCRE ! Paris, le 24 novembre 2004 http://www.chez.com/media2000/infosnpca04.htm Dans le journal gratuit : « 20 minutes »du 22/11/04 distribué � l’entrée des stations de métro, il y dans la rubrique « les coulisses TV » un curieux article : « France 2 s’attaque aux rumeurs de manipulation ». De quoi s ‘agit-t-il donc et de quelle manipulation est-il question ? L’article du quotidien indique que « Arlette Chabot [directrice de l’info] a disséqué chacun des plans comparant les images du garçon et de sa dépouille, ainsi que celle du père et de ses cicatrices » (sic) La phrase suivante conclut « Reste � savoir si cela suffira � stopper la rumeur ». Mais quelle est donc cette rumeur qu’il faut stopper ? Suffit-il de quelques lignes dans un quotidien gratuit pour, � son tour, affirmer ? Puisqu’ Arlette Chabot « a disséqué les images » en quoi ceci prouve-t-il cela ? Elle pourrait sûrement l’expliquer ! Mais sur ces « vérifications » il n’est donné aucune précision. S’agissant maintenant de la conférence de presse organisée par l’intéressée, la semaine dernière � la hâte, visant � « communiquer » sur le reportage diffusé par France 2 qui « montrait le mort en direct d’un jeune Palestinien, Mohamed al Dura, tué selon la chaîne par des balles israéliennes dans les bras de son père blessé ». (sic « 20 Minutes ») ; Il est étrange de constater qu’une chaîne par la voix de sa directrice générale adjointe chargée de l’information, décide dans le cadre d’une conférence de Presse de déclarer certaines personnes « non grata » et donc refouler � l’entrée le ou les indésirables évitant ainsi la moindre question au sujet du dossier, concernant soit le fond , soit le respect de la charte de la chaîne publique. Particulièrement dans l’obligation de la chaîne publique de : « donner aux téléspectateurs une bonne information donc une information vraie » ainsi que suivant la charte des devoirs des journalistes (consultable sur les sites web de France Télévisions) qui dispose clairement que « un journaliste digne de ce nom prend la responsabilité de ses écrits. Tient la calomnie, les accusations sans preuve, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ». Alors pourquoi, ne serait-ce que sur l’origine des tirs, sans aborder réellement l’affaire qui fera vraisemblablement l’objet d’une publication complémentaire en fonction de son évolution, Arlette Chabot responsable éditoriale déclarait-elle sur Radio J : « qu’on ne pouvait pas dire � 100% d’où venaient les tirs ». C’est bien sur ce dernier point que le Conseil d’Etat a été saisi par un contribuable lui aussi épris d’un soucis de vérité –comme c’est son droit – après avoir épuisé tous les autres recours et déj� soutenu dans sa démarche par plus de 2000 signataires dans le cadre d’une pétition. C’est probablement ce qui motivait également la question écrite que Roland Blum député des Bouches du Rhône s’apprêtait � poser au Gouvernement le 08/11/2004 (*) « attirant l’attention du Ministre de la Culture et de la communication sur la polémique mettant en cause France 2 au sujet d’images largement diffusées dans le monde depuis 2001 et l’authenticité ainsi que l’interprétation sont contestées. » Le représentant élu du peuple français souhaitait ainsi demander au Ministre « de bien vouloir préciser si les faits qui ont été rapportés par la chaîne publique qui se serait ensuite rétracté et du correspondant de la chaîne en Israël, censé monter l’assassinat d’un enfant palestinien par des militaires israëliens sous le regard du père, sont exacts. Et dans le cas contraire, de lui faire connaître les résultats de l’enquête qu’il n’aura pas manqué de prescrire ». (* texte de la question obtenu sur le net). Enfin le député s’interrogeait sur le fait que « ce reportage pourrait s’avérer être une mise en scène au sujet de laquelle le PDG de France Télévisions et la directrice de l’Information de France 2 auraient été sollicités pour fournir des explications sur une éventuelle imposture médiatique » ( * sic). Ainsi donc un député pourrait s’interroger, un grand hebdomadaire « L’Express » avoir des doutes et en faire sa une, c’est cependant France 2 qui détiendrait « la vérité » et crierait � la manipulation ! « La Deux » qui va même jusqu’� porter plainte contre x sur le texte qu’elle juge diffamatoire au sujet de l’invitation d’une agence de presse [pourtant citée par France 2 l’agence n’est donc pas x ] et qui de plus dit se réserver le droit de poursuivre toute personne mettant en cause l’intégrité professionnelle des journalistes de la chaîne… » ! Allons donc, un peu de sérieux ! Sans vouloir aborder spécifiquement, faut-il le redire, ici le fond, il semble bien que l’interview donnée � « Télérama » par le journaliste responsable du reportage dans le n° 2650, page 10, en date du 25/10/2000 qui dit « j’ai coupé l’agonie de l’enfant parce que c’était trop insupportable » supporte, depuis un nouveau visionnage des rushes le 22/10/2004, une toute autre vision des choses. Sans revenir sur l’origine des tirs et aux déclarations faites sur leur provenance dont Arlette Chabot, elle-même dit ne pas pouvoir être sûre � 100%, il y aurait l� sûrement beaucoup � dire. Il est sûrement temps d’établir la vérité et puisque France 2 dit avoir en sa possession tous les éléments permettant de « lever la rumeur ». Que ne se livre-t-elle avec tous ceux qui ont légitimement fait connaître leurs doutes � un véritable travail de démonstration, quitte � ce qu’un comité ad hoc se prononce sur le contenu des images et des rushes � l’origine de cette polémique. Ce sera � l’évidence le meilleur moyen pour rendre indiscutables les conclusions que pourront ainsi rendre ceux qui auront vu les images, faire concorder ces dernières avec les conclusions de France 2 et alors dissiper les bruits dont la chaîne dit être victime. Que risque-t-elle ? France2 Arlette Chabot et Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions immédiatement! Media-Rating vendredi 26 novembre 2004 http://m-r.fr/actualite.php?id=64 Les critères de Précision, d’Indépendance, de Transparence et de Responsabilité de la méthode PHILTRE ont été violés � de nombreuses reprises par France 2 par la diffusion de la fausse mort de Mohamed Al Doura le 30 septembre 2000. Précisions préalables Arlette Chabot a menacé de porter plainte contre toute personne qui accuserait France 2 d'avoir diffusé un faux ce 30 septembre 2000. La société éditrice de Media-Ratings - GETZE S.A. - est prête � répondre devant la justice française de ce qu’elle avance. Précisons que nos conclusions ont été présentées � des spécialistes de l’image ainsi qu’� un ancien membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Ils ont validé nos conclusions ainsi que cet article. Ajoutons qu’au moins deux membres du gouvernement de M. Jean-Pierre Raffarin et de nombreux journalistes savent que France 2 a présenté un faux reportage le 30 septembre 2000. Il serait bien qu’ils se manifestent afin de faire cesser cette mascarade qui déshonore la France et sa télévision publique. Pour ce qui nous concerne, nous verserions 10 000 € � une ONG choisie par France 2 si la chaîne parvenait � nous démontrer ainsi qu’� un collège d’experts indépendants que le reportage diffusé le 30 septembre 2000 montrant la mort d’un enfant palestinien dans les bras de son père n’est pas un faux. Face � cet engagement, et au cas où France 2 ne pourrait apporter cette preuve, nous espérons que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel exigera la démission immédiate de ceux qui se sont livrés � cette supercherie. Rappel des faits Le 30 septembre 2000, France 2 a diffusé un reportage présentant la mort filmée d’un enfant palestinien, Mohamed Al Doura, dans les bras de son père, Jamal Al Doura. Ces images, qui ont fait le tour du monde, ont provoqué de nombreuses violences. Cette mort, dont la responsabilité avait été attribuée � l'armée israélienne, est devenue le symbole de la guerre qui oppose Israéliens et Palestiniens depuis septembre 2000. Une polémique oppose France 2 et l’agence de presse israélienne MENA -Metula News Agency - qui accuse la chaîne française d’avoir diffusé un faux. La controverse s’est récemment amplifiée, après les interventions d’un député UMP et de nombreux journalistes, pour aboutir � ce que la nouvelle directrice de l’information de France 2, Arlette Chabot, provoque une conférence de presse pour tenter de se justifier ce jeudi 18 novembre 2004. Précisons que nous n’avons pas pu assister � cette conférence de presse, car l’accès nous a été refusé sans qu’aucune raison nous ait été apportée. Analyse et conclusions de Media-Ratings Au regard des éléments dont nous disposons, nous affirmons que le correspondant de France 2 � Jérusalem, Charles Enderlin, a effectivement diffusé un faux reportage ce 30 septembre 2000. Voici donc les incohérences du document de France 2. Dès le début du reportage présenté par France 2, on s’aperçoit que l’on assiste � une série de scènes jouées. En effet, dans la séquence qui introduit les images de la mort de l’enfant, un homme est prétendument touché par balle � la jambe droite. L’homme est traîné sur le sol sur cette même jambe droite, mais il n’y a aucune trace de sang au sol. Une ambulance arrive pour prendre en charge le prétendu blessé en moins de deux secondes (temps chronométré), ce qui n’est pas crédible. Enfin, les brancardiers qui viennent chercher le « blessé » le posent sur le flanc droit (celui qui aurait été touché) et il ne semble pas s’en plaindre. Ces éléments nous amènent � conclure que ce premier épisode est une pure fiction. D’une part, la MENA a présenté des images tournées, notamment par l’agence Reuters, ce 30 septembre 2000 par d’autres journalistes reporters d’images, � l’endroit même où a été filmée la fausse mort de Mohamed Al Doura. Il en résulte qu’il y avait une multitude de cameramen ce jour l� au même endroit et que curieusement, aucun n’a filmé la scène incriminée ni l’évacuation du père et de l’enfant. D’autre part, il en ressort qu’un metteur en scène était présent et que des saynètes de guerre jouées par des comédiens amateurs ont été filmées au même endroit le même jour. En outre, dans une de ces scènes filmées, le metteur en scène dit « Tout est fichu. Il faut tout refaire » en agitant les bras et en coordonnant les figurants. Venons en maintenant � la scène principale où le père (Jamal Al Doura) a été soi-disant blessé et l’enfant (Mohamed Al Doura) soi-disant tué. L’observation attentive des images qui ont été présentées par France 2 au monde entier laisse apparaître des incohérences que rien n’explique. Le père est censé avoir reçu huit balles lors de cet accrochage, dont une au coude droit et une � l’épaule droite. Or, il apparaît, après observation attentive des images, qu’il n’y a aucune trace de balle ou de sang sur le corps ou sur les vêtements du père. L’enfant est censé avoir été tué � l’issue de la séquence tournée par France 2. Or, il apparaît que la position de l’enfant � la fin de la scène n’est pas celle d’une personne morte. En effet, les positions contractées des bras, des mains et des jambes montrent que l’enfant n’est pas mort. De plus, on voit que l’enfant a, après la soi-disant rafale meurtrière, des mouvements qui ne correspondent nullement aux mouvements qui seraient ceux d’une personne morte. En effet, alors qu’il est censé être mort, il a la tête sur les cuisses de son père. Puis on le retrouve couché sur le flanc. Ensuite, l’enfant lève le coude et regarde la caméra. Enfin, il se met sur le ventre et met ses mains devant les yeux. Tout ceci, � l’évidence, n’est pas cohérent avec la version donnée par France 2. Notons aussi qu’aucun impact de balles n’est apparent sur le corps ou sur les vêtements de l’enfant. Pour contrebalancer ces remarques, France 2 a présenté, lors de sa conférence de presse du 18 novembre 2004, des photos des cicatrices du père. Or, rien ne permet de dater les blessures qui ont occasionné ces cicatrices. De plus, l’agence de presse MENA a présenté le rapport médical du père qui nous apprend qu’il avait été blessé précédemment au bras et � l’épaule et que, par conséquent, les cicatrices présentées par Mme Chabot correspondent en réalité � des blessures antérieures. Mme Chabot a déclaré (sur Canal + le samedi 20 novembre 2004) que les cicatrices du père présentées en octobre 2004 démontrent qu’il a bien été blessé ce 30 septembre 2000. Puis elle ajoute contre toute évidence, que c’est la une preuve que l’enfant a bien été tué le même jour : conclusion dénouée de toute logique, mais tentative de justification passablement maladroite. Les explications que Charles Enderlin a données sur ces images sont aussi contredites par de nombreux éléments. Lorsqu’il lui a été demandé pourquoi il y avait une coupure dans son montage entre le moment où l’enfant ne semblait pas touché et celui où il paraissait mort, Charles Enderlin a répondu que c’était parce qu’il n’avait pas souhaité montrer l’agonie de l’enfant. Toutes les personnes qui ont eu accès � l’ensemble des rushes de France 2 démentent cette affirmation et révèlent que la chaîne ne dispose d’aucune scène d’agonie de l’enfant. Charles Enderlin, en l’occurrence, se trompe, et du même coup, nous trompe. Pourquoi ? Cherche-t-il � couvrir son imposture ? Notons que M. Enderlin aurait fait pression sur L’Express, car ce magazine souhaitait publier des informations qui contredisent sa version des faits. Notons également que certains médias - notamment Télérama et L’Humanité - ont apporté un soutien, plus ou moins appuyé, aux thèses de France 2. En revanche, d’autres comme Le Monde ou le Nouvel Obs, ont présenté la controverse entre la MENA et France 2 de façon équilibrée. De son côté, Le Figaro (bloc-notes d’Ivan Rioufol du 19 novembre 2004) soutient implicitement la thèse de la MENA : « Cette complaisance n'est pas sans rappeler celle qui laissa accuser l'armée israélienne d'avoir tué le petit Mohamed al-Dura dans les bras de son père, le 30 septembre 2000 � Gaza, au cours d'un tir croisé entre palestiniens et israéliens filmé par France 2. Depuis, les sérieux doutes apportés � cette scène n'ont pas suffi � effacer l'accusation. » Enfin, on comprend mal que Daniel Schneidermann dans Libération de ce vendredi 26 novembre 2004 se croit obligé d’apporter son soutien � l’imposture de France 2. Précisons qu’il soutient la chaîne alors qu’il dispose d’assez d’éléments (entre autres des éléments de la MENA) pour savoir que ce qu’il affirme dans son article est faux. Et pourtant, il le publie. S’agit-il d’un réflexe corporatiste ? Sans doute ne veut-il pas se fâcher avec France-télévision, maison mère de France 2 et de France 5 où il officie le dimanche ? Les critères de Précision (exactitude de l’information), d’Indépendance (le journaliste analyse-t-il les affirmations de sa source ?), de Transparence (autocritique, suite donnée aux erreurs) et de Responsabilité de la méthode PHILTRE n’ont donc pas été respectés � de nombreuses reprises par France 2 au cours des quatre années écoulées. Précisons enfin que la quasi totalité des rédactions françaises reçoivent nos communiqués de presse. Lorsque nous avions révélé le 25 octobre 2004 l’existence de la troisième cassette des otages français 18 jours avant que France 2 n’en parle, seul le magazine Valeurs Actuelles avait repris notre information. Espérons que les médias français informeront rapidement leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs de l’imposture médiatique � laquelle s’est livré France 2 depuis plus de 4 ans. De leur côté, les médias anglo-saxons commencent � s’intéresser au sujet. Ainsi, le Wall Street Journal du vendredi 26 novembre 2004 a publié un article de Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la MENA, récapitulant de nombreuses incohérences du faux reportage de France 2. Cet article n’est malheureusement pas disponible en ligne. Mohamed al-Dura est vivant � la fin des rushes de France 2 ! Par Véronique Chemla pour Guysen International News JEUDI 15 NOVEMBRE 2007 � 15:26 Le 14 novembre 2007, la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris a visionné des rushes de France 2. La présidente de la Cour s’est étonnée de leur durée – 18 minutes au lieu de 27 minutes. Ces rushes ont été filmés par Talal Abu Rahma, cameraman palestinien de France 2, le 30 septembre 2000, au carrefour de Netzarim (bande de Gaza). Ils contiennent des saynètes de guerre, l’interview d’un dirigeant du Fatah et l’incident al-Dura (environ une minute). Cette audience a renforcé la position de Philippe Karsenty qui a évoqué un « faux reportage » � propos de « la mort de Mohamed al-Dura ». Et Charles Enderlin apparut ! Venues des Etats-Unis, d’Israël ou de Belgique, les dizaines de personnes - journalistes (Mélanie Phillips, Tom Gross), la réalisatrice Esther Schapira (1), bloggers, écrivains (Nidra Poller) et responsables de sites Internet (Honest Reporting, Take A Pen), etc. - agglutinées près de la porte de la 11e chambre n’en croient pas leurs yeux. Pour la première fois, le fameux correspondant de France 2 � Jérusalem va répondre devant la justice française des célèbres images de l’incident al-Dura. Précédé de son avocate Me Bénédicte Amblard, il est suivi d’Alain Lardière, directeur adjoint de l’information chargé des reportages de France 2. Mais curieusement pas de son cameraman palestinien, Talal Abou Rahma, qui risque de devenir l’Arlésienne de l’affaire al-Dura. Dans l’assistance largement acquise � l’appelant Philippe Karsenty, directeur de Media-Ratings, soudain, un journaliste de France 3, Serge Kovacs, crie : « Charles Enderlin est innocent ! » Il provoque un esclandre et l’intervention brève de gendarmes. Pour accueillir cette foule inhabituelle, la présidente fait ajouter une quinzaine de chaises. Malheureusement, des journalistes ne pourront pas assister � une audience très attendue. Des rushes de 18 minutes, et non de 27 minutes La présidente de la Cour, Laurence Trébucq, l’annonce d’emblée : ce sera un visionnage dans le calme, qui ne doit pas durer tout l’après-midi et nul n’est autorisé � filmer ou photographier les images des rushes visionnées sur le grand écran de télévision amené par Philippe Karsenty. Interrogée par Me Patrick Maisonneuve, avocat de l’appelant, Laurence Trébucq précise : Charles Enderlin commentera les images, et Philippe Karsenty pourra faire part de ses observations « au fur et � mesure ». Surprise, Laurence Trébucq interroge Charles Enderlin sur la durée de ces rushes, « initialement sur une cassette Betacam et présentées � la Cour sur un DVD ». Pourquoi des rushes de 18 minutes et non de 27 minutes comme le mentionnent nombre de documents du dossier ? « C’est très simple. J’avais 27 minutes d’images de Gaza et d’autres lieux. Quelques jours plus tard, j’ai pu récupérer la cassette originale. Je l’ai mise dans un coffre. France 2 ne conserve jamais les rushes, elle les recycle ou les détruit. France 2 a fait une exception avec ces rushes du 30 septembre 2000, et vous avez une copie de la cassette originale » répond Charles Enderlin. Et d’ajouter : « Nous avons montré ces images au monde entier [notamment] le 22 avril 2001, au congrès international des médiateurs de presse � Paris. Talal Abou Rahma a été autorisé par l’armée israélienne � venir pour y commenter ces images. Nous avons cessé de les diffuser quand nous avons vu apparaître sur Internet ces accusations [de mise en scène]. Nous allons vous éclairer ». La présidente questionne Luc Rosenzweig, journaliste retraité du Monde et collaborateur de la Metula News Agency, et le professeur américain d’histoire Richard Landes qui ont vu les rushes de France 2, � Paris et � Jérusalem. Luc Rosenzweig se souvient : « Le 22 octobre 2004, [� Paris] Denis Jeambar, Daniel Leconte et moi sommes entrés en disant : « Nous voulons voir les 27 minutes de rushes ». On nous a dit : « Les voil� ». [La durée des rushes] n’était pas alors un objet de débat. Il y avait un timecode [Ndlr : référence temporelle – heure, minute, seconde - de chaque image d’une vidéo]. Cela dépassait 20 minutes. Je me souviens bien des scènes ». Quant � Richard Landes, il a vu les rushes � trois reprises et se souvient d’un timecode de 21 minutes. Donc, les rushes devraient durer au moins 20 minutes. Cela n’ébranle pas Charles Enderlin qui maintient : « Vous avez une copie conforme de la cassette de Gaza. Je ne sais pas s’ils ont vu � Paris la cassette originale ou la cassette avec d’autres images ». Me Patrick Maisonneuve cite le témoignage de Talal Abou Rahma devant le Centre palestinien des droits de l’homme le 3 octobre 2000 : « J’ai filmé approximativement 27 minutes de l’incident [al-Dura] qui a duré 45 minutes » (2). Charles Enderlin défend son cameraman : « Talal Abou Rahma était en état de choc le soir de son témoignage. Nous étions en situation de guerre. Il a eu du mal � se souvenir ». Le défenseur de Philippe Karsenty s’étonne d’un tel état psychologique persistant trois jours après les faits. « Des scènes classiques d’Intifada » Pour mieux voir ces rushes sur l’écran de télévision placé près des juges et les comparer avec ceux qu’ils avaient vus, Luc Rosenzweig et Richard Landes quittent leur place et s’avancent vers l’allée centrale, entre les bancs d’une part des avocats des intimés et d’autre part du défenseur de l’appelant. Curieusement, les deux avocats de France 2 et Charles Enderlin, Maîtres Bénédicte Amblard et Pierre-Olivier Sur, ainsi que Me Guillaume Weill-Raynal tentent de constituer une barrière physique entre ces deux spectateurs et cet écran. Ce qui force Richard Landes � regarder les rushes, assis par terre, près de Philippe Karsenty. Les rushes ? Des saynètes de guerre, deux interviews de responsables palestiniens et l’incident al-Dura. Les rushes visionnés sont essentiellement composés, sur un fond sonore de ’’tirs de balles en caoutchouc’’, de scènes de rue avec des Palestiniens jetant des pierres, déambulant calmement ou, parfois, apparemment touchés, emmenés dans une ambulance, puis de plusieurs minutes d’interviews, notamment celle du dirigeant du Fatah dans la bande de Gaza, et ces rushes se concluent sur approximativement une minute de l’incident Jamal et Mohamed al-Dura. Docte, didactique, insistant sur sa connaissance des lieux, Charles Enderlin déclare : « Les rushes, c’est l’équivalent de notes prises par un journaliste ». Et il ajoute : « Mais il n’y a pas de continuité temporelle absolue » (sic). Il présente le contexte : « La veille, sur le mont du Temple, la journée a été très dure. Nous avons eu sept morts lors d’un accrochage. La région était � feu et � sang. Nous savions que la journée du lendemain serait très dure. Chaque fois qu’il y a des évènements sur le mont du temple, sur l’esplanade des mosquées, il y a des émeutes pendant une semaine. J’ai mis en alerte mes correspondants � Hebron et � Gaza. [Talal Abou Rahma] est un journaliste reconnu, qui a l’autorisation de se rendre en territoire israélien. Le lendemain [Ndlr : le 30 septembre 2000], je suis allé � Ramallah. Vous allez voir ces scènes d’Intifada. [Au carrefour de Netzarim], les Palestiniens jetaient des pierres et des cocktails Molotov. Les soldats israéliens tiraient des balles en caoutchouc. On ne les voit pas car ils tiraient au travers des meurtrières de leur position ». Un hématome rouge vif télégénique Et que voit-on dans ces rushes pendant une dizaine de minutes ? Des scènes de Palestiniens qui vont et viennent. Jettent des pierres. Ou sont agglutinés, immobiles près d’un poteau. Ou déambulent calmement � pied ou � bicyclette � proximité de la position israélienne, et au milieu d’un « terrain de combats ». Ou circulent en voitures. Ou attendent, debout, en face de la position israélienne, sans crainte de tirs. Ou encore un Palestinien censé être blessé, que des passants soulèvent, et qui est évacué en ambulance. Car il y a parfois deux ambulances sur une image. Le tout sur fond sonore de « balles en plastique ». « Pendant dix minutes et 53 secondes, on ne voit pas une seule balle être tirée du fortin israélien, comme d’ailleurs dans tout le film de Talal », observe Philippe Karsenty. La réplique de Charles Enderlin fuse : « Quand un cameraman filmera une balle sortir d’un fortin, ce sera un scoop ! Les soldats israéliens utilisent des balles en caoutchouc, avec les gaz lacrymogènes, pour ne pas faire de victimes. Ces balles laissent des hématomes, parfois très graves ». La preuve ? Un Palestinien ouvre sa chemise, révélant l’« hématome » provoqué sur son torse par une telle balle : un petit cercle rouge vermillon. L’appelant, Philippe Karsenty, relève une bizarrerie : « Un hématome est bleu, pas rouge vif ». Il s’étonne : « On ne voit pas de sang sur ces images, malgré les tirs. Pourquoi ces Palestiniens circulent-ils aussi calmement s’ils risquent d’être atteints par des balles en caoutchouc ?» « Il n’y a pas encore de tirs � balles réelles », assène Charles Enderlin qui affirme avoir souvent « vu ces scènes… On emmène en ambulances ceux qui sont blessés, égratignés » (sic). Philippe Karsenty manifeste sa surprise devant une scène particulière : près d’une Jeep, un Palestinien est censé être touché par un tir israélien � la jambe droite. Deux secondes plus tard, arrive une ambulance, qui a du démarrer au moment même de l’impact. Philippe Karsenty ajoute que Talal Abou Rahma a déclaré que le chauffeur de cette Jeep avait été atteint par une balle en plein front. Ce que dément la simple vision des images. Charles Enderlin s’écrie : « Ce n’est pas le même chauffeur ! » En plus de ces saynètes de guerre, ces rushes contiennent deux interviews, en anglais et en arabe : celle du responsable du Fatah � Gaza et du chef d'un mouvement palestinien de jeunesse. Le front ceint d’un bandeau jaune-oranger, le chef d'un mouvement palestinien accuse - « Le vilain Ariel Sharon [qui] a causé une provocation en allant sur l’esplanade des mosquées ». Sur un ton comminatoire, un dirigeant palestinien menace de réactions violentes de la rue palestinienne « si Arafat signe un accord sur Jérusalem ». Philippe Karsenty fait remarquer que le Palestinien interviewé se trouve dans la ligne de mire du fortin israélien que l’on voit en arrière plan, � la même distance de la position militaire israélienne que les al-Dura. Sans être touché par des tirs israéliens… Pourquoi les Palestiniens restent-ils � portée des balles en caoutchouc ou en métal caoutchouté des soldats israéliens ? « C’est un rituel » selon le correspondant de France 2. Vêtu de gris, sur un ton quasi-professoral, Charles Enderlin, rarement avec le renfort d’Alain Lardière, directeur adjoint de l’information de France 2, paraît peu convaincant. Docte. Sanglé dans ses certitudes de professionnel chevronné, et jamais ébranlé par les remarques de bon sens de Philippe Karsenty qui découvre les rushes. Charles Enderlin réclame la parole : « Je veux pouvoir commenter mes images ». La présidente de la Cour rectifie : « Ce ne sont pas vos images. Ce sont les images du cameraman Talal Abou Rahma ». « You only live twice » ou la vie après la mort « Le timecode va se figer. Quand Talal Abou Rahma remet en marche sa caméra, il y a un temps avant que l’appareil ne refonctionne. L’ambiance change. Cela commence � tirer � balles réelles », annonce Charles Enderlin. A environ une minute de la fin des rushes, on voit l’adulte et l’enfant, appelés Jamal et Mohamed al-Dura. Cette séquence contient pendant approximativement 15 secondes un plan de coupe de la position israélienne : « Talal Abu Rahma a voulu vérifier si les tirs provenaient de la position israélienne », explique Charles Enderlin. Philippe Karsenty rappelle que Talal Abou Rahma a déclaré en septembre 2001, � la réalisatrice Esther Schapira, avoir filmé « six minutes de la scène des al-Dura ». Charles Enderlin indique que tous les cameramen palestiniens ont fui, sauf Talal Abou Rahma. Philippe Karsenty désigne sur le coin gauche de l’image le trépied d’une caméra. Surtout Charles Enderlin campe sur sa position : « Les tirs provenaient de la position israélienne». Ce que nie Philippe Karsenty en se fondant sur l’angle du seul tir en direction des al-Dura. Un tir rond, non en oblique, mais de face : « Des experts en balistique pourraient déterminer l’origine des tirs. Si la Cour acceptait que soit nommée une commission d’experts… » Et Philippe Karsenty d’ironiser sur la maladresse des soldats israéliens qui tirent « sur les al-Dura » pendant « 45 minutes selon Talal Abou Rahma », alors que l’on ne voit l’impact que de sept balles sur le mur devant lequel ils se trouvent. Et de souligner le blanc immaculé du tee-shirt, le jean non déchiré de Jamal al-Dura qui garde son intégrité physique, alors qu’il est censé avoir été touché par des « balles qui lui ont déchiqueté les muscles et arraché l’os du bras ». Avant que l’enfant ne soit déclaré mort par Charles Enderlin, on entend déj� des cris en arabe : « L’enfant est mort ! L’enfant est mort ! » Comment ce journaliste chevronné trilingue explique-t-il pareille préscience ? « [Mohamed al-Dura] était en danger. En arabe, on dit que l’enfant est mort quand on sait qu’il va mourir. Quand un enfant palestinien est tué par balle, on dit : « C’est un martyr ». Quelques « Oh » d’incrédulité indignée parcourent l’assistance attentive et calme. Philippe Karsenty montre du doigt une étoffe rouge – censée représenter le sang coulant de son corps - que l’enfant déplace de ses jambes � son ventre pour visualiser l’impact du tir mortel censé l’avoir visé. Dans ces rushes, la dernière image de l’enfant, présenté par Charles Enderlin comme mort dans son commentaire off sur l’image précédente diffusée lors du JT du 30 septembre 2000, le montre soulever le bras, tourner la tête, regarder la caméra, baisser le bras et garder ses jambes suspendues en l’air. C’est notamment cette image qui avait incité Philippe Karsenty, en novembre 2004, � qualifier l’incident al-Dura de « faux reportage » et « d’imposture médiatique ». Des qualificatifs � l’origine de la plainte de France 2 et de son journaliste pour diffamation contre Philippe Karsenty. « Nous avons donné ces images [de l’incident al-Dura]. Pendant toute cette scène, j’étais en conversation avec Talal Abou Rahma qui me demande de m’occuper de sa famille s’il lui arrivait quelque chose », conclut Charles Enderlin. Les dernières images de ces rushes montrent la rue palestinienne. La présidente de la Cour rappelle l’audience relai du 16 janvier 2008 et celle de plaidoiries du 27 février 2008. Me Patrick Maisonneuve lui demande alors la communication de ces rushes, au même titre que celle des autres pièces versées au débat. Ce qui respecterait les droits de la défense. Au moment où Charles Enderlin quitte la salle d’audience, des journalistes se pressent auprès de lui pour l’interroger. GIN lui demande � quelle heure il a reçu les images de son cameraman. Mais le correspondant de France 2 reste silencieux. Etrangement, ses conseils lui ont interdit de s’exprimer devant la presse. Richard Landes confie � GIN avoir vu trois minutes de plus de rushes � Jérusalem, en présence de Charles Enderlin. Une experte de l’affaire al-Dura précise � GIN : « On a le timecode du DVD mais pas celui de la bande originelle. Quand un cameraman arrête de filmer, puis recommence, le timecode reprend � zéro. Or, ici le time code a défilé sans coupure. On ne peut pas être sûr qu’il s’agit de la bande originale ». (1) Esther Schapira a réalisé le documentaire Qui a tué Mohamed al Dura (2001-2002), disponible en DVD (2) http://www.pchrgaza.org/special/tv2.htm Vous pouvez lire l’article France 2 a accepté de remettre ses rushes de l’incident al-Dura � la Cour d’appel de Paris � http://www.guysen.com/articles.php?sid=6219 Le dossier audiovisuel al-Dura établi par Richard Landes : http://www.seconddraft.org/aldurah.php Les cartes et photos sont extraites de ce site Le colloque Le mythe du meurtre rituel, d’hier � aujourd’hui aura lieu le 18 novembre 2007 � l’établissement Georges Leven (75012) �
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