 | EDITO DE JUIN : GAGNER LE SOLEILChez JM VIDEO, l’heure est grave. Malgré les premières heures pluvieuses de ce mois de JUIN et la sinistrose qui s’amplifie, la proximité des plages, des huiles de protections, des heures passées à refaire le monde tout en bronzant nous amène à redoubler d’intuition pour poser nos congés à la bonne période : celle où un soleil éclatant tannera nos peaux comme nos corps d’athlètes. Tandis que Boris s’est abonné en douce à METEO 365, que Seb A a fait appel à une medium renommée, que Seb B a opté pour l’achat d’une lampe à U.V pour revenir bronzé quoiqu’il arrive, Philippe, notre maitre Jedi, a opté pour l’option « Peu importe je partirai en Juillet et en Août » et David « Peu importe je partirai avec Philippe ». Il n’y a guère que la sélection de JUIN pour réconcilier tout le monde tant elle s’avère riche et lumineuse de quoi faire patienter ceux qui attendront finalement septembre pour les bonheurs du sable et de l’iode.

Pour le dernier effort de Martin Scorsese, autant citer la conclusion d’un article écrit par un ami proche : « Durant les 2h20 du film, j’ai été intrigué, passionné, franchement inquiet et finalement ému aux larmes, allant partout où Scorsese voulait me mener, laissant tout cynisme en dehors de la salle. Sous couvert d’une narration habile à susciter la paranoïa autant que l’empathie, SHUTTER ISLAND nous plonge dans un voyage à travers nos propres ténèbres derrière lesquelles se situe une émotion rarement connue jusque là sur un grand écran. Il faudrait être bien jeune ou bien vide pour refuser un périple aussi renversant ».

Francis Ford Coppola revient en très grande forme après L’HOMME SANS ÂGE avec TETRO une nouvelle saga familiale où nous suivons le destin de Bernie, dix-sept ans, naïf et frais, qui arrive à Buenos Aires pour rechercher son frère aîné qui a disparu depuis plus de dix ans en jurant de ne plus jamais revoir sa famille. Porté par un casting éblouissant, Vincent Gallo en tête, le nouvel opus de Coppola épate par la maestria retrouvé du metteur en scène et les nombreux moments de grâce qu’il contient.

Après avoir réalisé son rêve de gorille géant au cœur tendre, Peter Jackson revient avec LOVELY BONES étrange thriller mystique dont le personnage central s’avère être la victime d’un meurtre qui survient au tout début du film. L’occasion pour le réalisateur de livrer un film doux et bouleversant, empreint d’une certaine naïveté qui déclenchera à coups sûr les attaques des ayatollahs du cynisme comme ALWAYS de Spielberg en son temps.

Un film d’Alejandro Amenabar est à chaque fois un évènement, et bien que boudé par une partie de la critique comme du public, AGORA ne fera pas exception à la règle, surtout avec la divine Rachel Weisz dans le rôle principal. Prodigieux maelstrom visuel, fresque historique sur le combat pour la préservation des connaissances d’une société en péril, le film reste longtemps en mémoire après son visionnage et provoquera à n’en point douter de vives réflexions chez les cinéphiles et les férus d’histoire.
Bon Mois, Bons films !
David HOURREGUE
Publié le 02 juin 2010
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