Un édito de JM VIDEOen retard, c’est comme recevoir un texto de « Bonne année » en Juin, une bouteille de Champagne sans bulle, un bisou deBoris pas rasé. Les raisons du retard de ce dernier billet dépassent l’entendement, entre pc qui brûle, départ express pour le festival du court métrage de Clermont Ferrand et femmes hystériques qui frappent aux portes. Il y a une semaine déjà, Philippe, notre maitre Jedi à l’intuition si aiguisée m’avertissait sagement d’un retard qu’il prédisait certain à 100 %. Je me revois, riant ouvertement devant le présage et son prophète, bombant le torse gonflé par mes certitudes (ceux qui me fréquentent vous diront que je prends souvent cette pose). La chute n’en fut que plus rude et c’est en véritable pénitent que je présente ces quelques lignes indignes des superbes galettes qu’elles sont censées présenter…
Il arrive enfin cePROPHETE de Jacques AUDIARD dont on a tant dit de bien. Fortement inspiré des séries américaines type OZ (et par la véritable histoire de Séb A.), le film épate par la classe des ses interprètes dont un Tahar RAHIM qui semble né pour le rôle, les multiples moments de grâce de son réalisateur, l’intelligence du propos comme la puissance de son univers. Rien que ça. Après SUR MES LEVRES, DE BATTRE MON CŒUR S’EST ARRÊTE, Jacques AUDIARD se décidera t’il un jour à faire un mauvais film ?
Véritable moteur de débat à sa sortie en salle (Boris dit OUI, moi je dis NON, beau débat), FISH TANK divisa le critique comme les spectateurs, entre ceux qui criaient au chef d’œuvre austère et les autres qui ne voyaient dans l’objet qu’une baudruche visuellement saisissante mais à la limite du « Matuvutuisme ». L’occasion vous est dès maintenant donné de vous faire un avis sur le second film d’Andrea Arnold, espèce de croisement étrange entre le cinéma des Frères DARDENNE et celui de Sofia COPPOLA.
Peu de gens le savent mais SEMPE et GOSCINNYaffirment s’être inspirés de la véritable enfance de Seb B. pour créerLE PETIT NICOLAS (Interview LE PARISIEN 12/07/1976). C’est donc avec angoisse que nous avons appris le lancement de l’adaptation filmique des petites ouvrages, tout en nous posant, une nouvelle fois, la question de l’âge véritable de notre collègue, ami et héros. Le grand père de notre plus ancienne cliente (Mme CALMENT, 106 ans) affirme que lorsque Paris n’était encore que routes pavées où déboulait les calèches, Seb B. était déjà là, tout sourire, charme incarné et que les femmes en corset s’évanouissaient sur son passage.
Premier long métrage d’Adam ELLIOT, vainqueur de l’oscar du court métrage en 2004, MARY et MAX est une petite merveille d’animation sur la correspondance entre deux êtres séparés par des milliers de kilomètres (Un peu comme Camilleet moicette semaine). Splendide dans la forme comme dans le fond (Un peu comme Camille), le métrage fait l’effet d’un calin tombant pile au bon moment (Un peu comme ceux de Camille). Comment ça, fixette ?
Le voilà terminé, cet édito si tardif. Toute l’équipe deJM VIDEO se joint à moi pour vous souhaiter un mois de Février détonnant, dans la droite lignée d’un mois de Janvier rempli de bonnes résolutions,