PIEGE DE METAL, LA CRITIQUE DE JONATHAN

PIEGE DE METAL, LA CRITIQUE DE JONATHAN


Rayon nouveautés burnées, voici "Piège de Metal", dispo chez JM Vidéo. Si le titre français de "Castle Falls" apparait comme bien débile (« Piège de béton » aurait été à la limite plus logique, surtout que la tour sophistiquée qui apparaît sur la jaquette française n'est même pas dans le film), il est justifié par le coté Die Hard-like de sa deuxième partie, dans laquelle Scott Adkins et Dolph Lundgren (de nouveau réunis après "Expendables 2", "Universal Soldier : le jour du jugement" ou "La Crypte du Dragon") sont confrontés à des vilains armés jusqu'aux dents au sein d’un immeuble abandonné bourré d’explosifs car destinée à être démoli dans 90 minutes. L’idée du lieu avec ces circonstances n’est pas mauvaise, car ça permet d’instaurer un bon rythme et un sentiment d'urgence (un coté course contre la montre) tout en économisant sur le décor (ça coûte pas cher de tourner dans un immeuble abandonné).



Mais pour son sixième film en tant que réalisateur (après les pas mauvais "Icarus", "The Mechanik", "Missionary Man" ou "Commando d’élite", tous avec lui-même), Dolph va surtout s’intéresser à ses personnages principaux, dont les noms font d’ailleurs office de chapitres dans une première partie plutôt réussie, très sobre (même dans son combat en guise d’intro), plus dramatique et sociale, ou l’on découvre comment un gardien de prison corrompu (Dolph) et un ex combattant de MMA déchu (Scott), tous les deux pris à la gorge, vont se retrouver à défendre un paquet de fric dans cet immeuble voué à être détruit. Lundgren (dans son premier film en tant que réalisateur ou il partage la vedette avec une autre star de l'action) et son scénariste (celui du "Dernier Rempart" avec Schwarzy) dressent des portraits d’anti-héros issus de la classe ouvrière, ce qui amène des scènes simples qui fonctionnent bien : Dolph avec sa fille cancéreuse (jouée par la propre fille de l’acteur) pour laquelle il n’a plus d’argent pour payer le traitement, Scott embauché sur le chantier de destruction et qui s'y fait un ami (latino of course)…Il y a bien des facilités narratives (l’amitié express entre Scott et l’ouvrier pour que Scott puisse chouiner plus tard « C'était mon seul ami ») mais Dolph a une volonté d’approfondir un peu le script et de poser un contexte socio-dramatique sans pour autant péter plus haut que son cul, simplement dans le but d’apporter un peu de crédibilité à la partie action, de façon à ce qu’on se soit attaché aux personnages lorsque celle-ci arrive.



A côté de ça, une petite virée en prison révèle l’origine du butin et les méchants qui veulent mettre la main dessus, ce qui est moins intéressant d’autant plus que les méchants (dont Scott Hunter, cascadeur chevronné sur un paquet de grosses productions cinéma et télé) manquent vraiment de consistance.

Le Die Hard-like ne commence qu’au bout de presque une heure, ce qui laisse ensuite une demi-heure d’action pendant laquelle Dolph rencontre Scott (ce qui nous vaut une bonne baston entre eux, Dolph en imposant toujours malgré la bête martiale en face de lui) puis ils font équipe (trop tardivement, dommage) et éliminent un par quelques bad guys plus bourrins que vraiment charismatiques, avant que le bâtiment ne soit dynamité (en vrai et en plan large, c’est plus économique aussi), le tout avec en fond sonore une hymne américaine de la cérémonie du maire qui a lieu en bas (un détail qui apporte une sympathique ironie). Le décor est très rudimentaire mais ça a le mérite d’être plutôt crédible, et y’a de la place pour mettre en scène une poignée de bastons efficaces et très lisibles. Les coups de feu sont plus rares pour cause d'explosifs placés partout dans l'immeuble. Rien de mémorable dans les mises à mort, classiques (et c'est la nana qui prend le plus cher). La réalisation est carrée et ne fait pas DTV fauché, ça passe très bien même si ça manque de style et d'idées. Dolph assume le poids de "Piège de Cristal" et certaines scènes semblent être des clins d’œil au film de John McTiernan (Scott Adkins qui se jette dans le vide d’un étage à l’autre suspendu à un cordon, le héros qui menace le méchant au talkie-walkie, l'otage abattu pour faire sortir le héros de sa cachette…). Il termine son film par une petite scène aussi gratuite que badass. Le film est dédié au compositeur David Rosengren (un proche collaborateur de Dolph), qui fait ici un bon boulot.



A l’écran, Dolph a toujours un sacré charisme mais aussi un bon jeu dramatique (cf. la scène au téléphone dans la voiture), Scott est presque en contre-emploi puisqu’il joue un combattant à la ramasse (cf. sa défaite au début face au jeune fighter) mais bon il va quand même péter des tronches avec style. Les deux bonhommes sont convaincants et portent le film sur leurs solides épaules, même si l'on aurait souhaité un côté buddy-movie plus présent. Bref un bon petit film, anecdotiques mais sympa, confirmant que les DTV d'action avec Scott Adkins restent au dessus du lot.



Jonathan de l'équipe JM Vidéo.





Publié le 25 mai 2022 Facebook Twitter

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